La CRN – Ingeri ya Rugamba critique l’année 2025 sous Ndayishimiye

Alors que les Burundais sortent d’une année 2025 particulièrement difficile pour leur quotidien, la Coalition pour la Renaissance de la Nation, la CRN – Ingeri de Rugamba tire à boulets rouges sur la gouvernance de Ndayishimiye et du CNDD-FDD, dénonçant des manœuvres politiques et économiques qui ont fragilisé le pays et ses citoyens. 

 

Selon la coalition, ceux-ci n’ont jamais pris soin du bien-être des Burundais, préférant servir les intérêts du parti et d’une minorité de dirigeants, au détriment du pays et de sa population.

 

La CRN-Ingeri revient sur les faits marquants de cette année, dressant un bilan sévère du pouvoir de Ndayishimiye.

 

Politique : un recul démocratique inquiétant

 

L’année 2025 a confirmé, selon la CRN-Ingeri ya Rugamba, une dérive autoritaire persistante. Les élections de juin ont été perçues comme un simulacre de démocratie : manipulation du processus électoral, intimidation de l’opposition et contrôle renforcé des médias.

 

La coalition dénonce un pouvoir qui étrangle toute voix dissidente, où la parole libre devient un luxe dangereux et où les institutions censées garantir la séparation des pouvoirs sont reléguées au second plan.

 

Amnesty International et d’autres observateurs indépendants rappellent que la liberté d’expression continue d’être piétinée, et que la répression politique reste un instrument du parti au détriment de l’intérêt général.

 

Économie : un quotidien de plus en plus difficile

 

Sur le plan économique, 2025 a été une année de souffrance pour la majorité des Burundais.

 

L’inflation galopante a réduit le pouvoir d’achat, tandis que les pénuries de carburant, de produits alimentaires et de devises étrangères ont plongé la population dans une précarité croissante.

 

CRN-Ingeri ya Rugamba fustige la politique économique du gouvernement, qu’elle décrit comme un ensemble de mesures inefficaces et opportunistes, plus soucieuses de renforcer le contrôle du parti que de soulager les ménages.

 

La coalition souligne également que les discours officiels, promettant progrès et prospérité, se sont heurtés à une réalité cruelle et tangible, faite de files d’attente interminables et de familles incapables de subvenir à leurs besoins élémentaires.

 

Sécurité : des choix militaires et des alliances controversies

 

En matière de sécurité, l’année 2025 a été marquée par des choix qui interrogent profondément la population.

 

La présence des troupes burundaises en République démocratique du Congo pour contrer le M23 a été vivement critiquée.

 

Selon la CRN – Ingeri ya Rugamba, cette intervention militaire coûteuse sape les ressources nationales et détourne l’attention des problèmes intérieurs.

 

Pire encore, la coalition dénonce l’existence de liens entre le gouvernement et les FDLR, un groupe armé terroriste composé d’héritiers des responsables du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994, qui auraient infiltré certaines institutions burundaises et exerceraient une influence inquiétante sur des secteurs stratégiques du pays.

 

Selon la CRN – Ingeri ya Rugamba, cette combinaison d’engagement militaire extérieur et d’alliances controversées met en péril la sécurité des Burundais, fragilise la souveraineté nationale et transforme le pays en un terrain d’influence pour des groupes étrangers aux antécédents criminels.

 

Pour la coalition, le gouvernement semble s’accommoder de réseaux douteux pour asseoir son pouvoir, au détriment de la protection réelle de la population.

 

Santé et social : un système à bout de soufflé

 

Le système de santé et les services sociaux ont continué de se dégrader en 2025.

 

Les hôpitaux manquent de médicaments et d’équipements, tandis que l’accès aux soins reste inégal entre zones urbaines et rurales. La CRN – Ingeri ya Rugamba critique les projets ponctuels et médiatisés lancés par le gouvernement, qu’elle qualifie de pansements sur une plaie béante, incapables de répondre aux besoins fondamentaux de la population.

 

La coalition dénonce un pouvoir qui privilégie les symboles et les inaugurations publiques, alors que la vie quotidienne des Burundais reste marquée par l’insuffisance et la souffrance.

 

Diplomatie : un vernis trompeur

 

Enfin, sur le plan diplomatique, Ndayishimiye multiplie les voyages et rencontres régionales, mais les retombées concrètes pour le pays restent minces.

 

La fermeture prolongée des frontières avec le Rwanda continue de freiner le commerce et nourrit un ressentiment croissant. Pour la CRN – Ingeri ya Rugamba, cette politique extérieure semble davantage dictée par des considérations partisanes et symboliques que par l’intérêt national, renforçant l’image d’un gouvernement tourné vers le prestige plutôt que vers le progrès réel de son peuple.

 

La CRN – Ingeri ya Rugamba dresse un tableau sombre de l’année 2025 sous Ndayishimiye : un pouvoir autoritaire, une économie en crise, un système de santé défaillant et une diplomatie plus théâtrale que stratégique.

 

Pour la coalition, les Burundais méritent une gouvernance qui place le bien-être du peuple au centre, et non les intérêts d’un parti ou d’une minorité de dirigeants.